Souvenez-vous, nous vivions une vraie vie, avec de vrais yaourts acides avec la petite peau dessus, nous roulions dans de vraies Fiat 500 avec un bel italien, sans ceinture et les cheveux au vent ! A quand le retour de la yaourtière Seb sur le radiateur ? Danone s’en est emparé pour son 90e anniversaire, et la Fiat 500 l’exploite pour relancer son modèle ! RE-vival de marques anciennes, RE-visitées moderne et chic (pour CSP+++ only). Bref, on veut des marques modernes qui s’enracinent dans le passé (parce que c’est bien connu, c’était mieux avant)… Notre société a besoin qu’on lui raconte des histoires, et elle paie chère pour ça ! Mais gare aux faux-semblant !
Ce n’est pas la station radio, mais bien la station de métro Duroc qui s’est totalement transformée en Durock, et qui m’a surprise ce matin sur la ligne 10 (celle de Roseshocking, forcément). L’idée est osée, signée RATP, partenaire du festival de musique Rock en Seine, et la réalisation est très très réussie. Un parfait dosage entre pub et divertissement, et une approche non dénuée d’humour qui montre la voie. See you at Rock en Seine !
Ce matin j’étais conviée à la Bananeraie, le nouveau siège de Michel et Augustin à Boulogne, à l’occasion de la Saint Bananier (encore une de leurs idées loufoques). Ces mecs inclassables m’épatent tant ils réussissent à combiner créativité et sérieux (sur le fond les produits sont excellents, sur la forme les packs et la com osent la spontanéité). Merci les gars (et l’équipe à leur image), quelle fraîcheur, et un exemple pour les marketers prudents et inquiets qu’on croise dans les grands groupes agro-alimentaires. Les consommateurs et les distributeurs en redemandent… Why ? Because la spontanéité, l’humanité, la vérité (et la bonne bouffe) rendent heureux. CQFD. Long life aux “trublions du goût”!
Il revient enfin, en version “cute and clever” : à la fois cafetier, kiosquier et épicier. “Chez Jean” (en cours de test à Paris quartier Repu) va séduire mon copain stef adepte du café-journal le matin, les pressés du déj qui veulent recharger leur portable, et les charetteurs comme nous qui ont oublié d’acheter des fleurs avant un dîner (ouvert 7/7->23H). C’est joli (design Saguez forcément), c’est mimi (super nom, supers illustr de Serge Bloch), et on peut même y faire pipi gratuitement (ça c’est du service !). Qui est derrière ? un partenariat Casino et Relay. Vous pourriez m’en ouvrir un à Boulogne ?
Un pavé dans l’univers de la déco : le site myfab.com qui fabrique “sans intermédiaire” votre fauteuil ou autre article design “élue par les internautes” (permettant ainsi de réduire le coût de fabrication - exemple : ce fauteuil de 449€ est tombé à 269 € ). La recette gagnante ? aucun stockage pour le e-commerçant et le sentiment valorisant pour le conso d’agir (par le vote) sur une fabrication à la source (qu’il peut suivre), doublé de celui de faire une bonne affaire. Dans un univers où les prix restent élevés, ça marche !
Un modèle malin qui joue la transparence, un intermédiaire qui s’efface, mais un site trop sobre qui gagnerait à améliorer la mise en scène et la qualité des photos. Allô Roseshocking ?
Les rédac n’ont qu’à bien ce tenir, quand les slamers s’attaquent aux grandes causes, c’est fort ! Avec ce mélange de détermination et de douceur qui les singularise, ces nouveaux poètes réussissent là où les rappers parfois trop agressifs ont échoué.
Si vous avez raté la campagne “don d’organe, don de vie” slamé par Rouda, c’est ici http://www.dailymotion.com/relevance/search/don+de+vie+rouda/video/x9i02r_publicite-don-de-vie-don-de-soi_news
et pour les amateurs de grandes causes à la sauce slam, le nouveau titre incisif de Grand corps malade “education nationale” : http://generationsfm.com/video/clip/u/grand-corps-malade-education-nationale
Plus que jolie, l’idée est agile. Cacharel ouvre pour ses 50 ans une “boutique éphémère liberty” pendant 4 mois au coeur de Paris. http://www.cacharel.fr/cacharel.php#/chemiserie/. Créer un espace, une boutique éphémère, rien de plus tendance en ce moment. Toutes sortes de marques rivalisent de créativité autour de ce concept : Imagine R et ses rendez-vous “FMR”, Ferrero et ses petits dej éphémères, Bonne Maman et son expo éphémère “autour du pot”… Pourquoi cet engouement, qui s’oppose à l’autre tendance, celle du “durable” ?
Les mauvaises langues évoquent une société de consommation zappeuse et inconsistante… moi je vois plutôt des consommateurs libres, donc forcément inconstants et imprévisibles (et alors ?). Encore une occasion pour eux de se singulariser, de résister à l’uniformisation des commerces dans les villes (”les capitales sont toutes les mêmes devenues” chante Bashung ). Il faut aussi y ajouter d’autres avantages économiques pour les annonceurs : faible investissement, concept-test, buzz marketing.
L’éphémère… le mot est si joli. Promesse de fantaisie, de fluidité, de surprise, il nous montre la voie à suivre. Suivez-le avant qu’il ne vous échappe !
Si les potagers explosent (lire ci-dessous), ce sont aussi les consommations “100% locales” qui font un come back remarqué. Les californiens ont lancé le principe : consommer des produits sortis de terre à moins de 160km ! En France, le phénomène des “locavores” est à surveiller de près car il correspond fondamentalement aux nouvelles attentes des consos (et pas seulement des bobos) : des produits bons, frais, naturels, traçables et moins chers…
Reste à en faciliter l’accès et à professionnaliser la communication terriblement “robinson” des AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), qui sont les seuls acutellement organisés pour distribuer chaque semaine des produits locaux dans un point relais http://www.reseau-amap.org/
En attendant, j’organise en juin un plan “eat local” avec mes amis : un dîner dans l’un des 5 restos “100% local” à Paris http://www.100local.fr/. Qui vient ?

